\*-_+ Mot de l'auteur +-_*/

\*-_+  Mot de l'auteur  +-_*/
Je me nomme Darren Witchwoods et je vous souhaite la bienvenue sur ce blog. Il y a quelque temps, j'ai décidé de commencer uns histoire pour combler le temps libre que j'avais durant l'été. Au début incertain de vraiment me lancer dans ce projet, j'ai écrit un premier chapitre que j'ai fait lire à 3 personnes. Toutes les 3 ont adorées et m'ont immédiatement demandé de continuer, avide de savoir la suite. De ce fait, j'ai décidé de poursuivre l'écriture de mon « roman » que j'ai nommé Reflection (vous comprendrez pourquoi lors de la lecture des premiers chapitres).

Je tiens à préciser une chose dans cet article. Si je ne vous ai pas autorisé à lire mon histoire directement ou bien par le biais d'une autre personne, je vous prierais de fermer cette fenêtre et de m'oublier. Je ne veux pas que n'importe qui lise ce que j'écris. Pourquoi? La raison est très simple; en vous laissant lire Reflection, je vous donne accès à mon esprit, mon c½ur, ma vie. Si vous êtes un lecteur que j'ai accepté l'accès à ce blog et que vous désirez partager mon récit avec une autre personne, je vous prierais de me le demander avant dans un commentaire.
Merci

Pour ceux qui suivent Reflection, je vous préviens que l'écriture de chaque chapitre prendra un certain temps. Vous pourrez lire entre un et 3 nouveaux chapitres par semaine. Bon, je vous laisse ici et je vous souhaite un bonne visite dans ma tête.

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# Posted on Thursday, 24 July 2008 at 4:48 PM

Edited on Saturday, 06 September 2008 at 7:16 PM

Chapitre 1: Liberté

Chapitre 1: Liberté
C’était au cours d’un milieu d’après-midi. Le soleil illuminait la petite ville de Repentigny avec un éclat impressionnant. Tous les élèves étaient dans leurs classes à attendre impatiemment l’étrange son de la cloche qui indiquerait à ce moment la fin des cours. Tic Tac, Tic Tac. Voila le seul son que le jeune Darren entendait. La voix mélodique, au sens sarcastique du terme, de son enseignante de science physique était fondue dans l’air. Tic Tac, Tic Tac. Il regarda autour de lui et remarqua que tout le monde écoutait la professeure en avant de la classe. Mais comment faisaient-ils? Dans moins d’une minute, la journée serait finie et ils pourraient faire ce qu’ils voudraient. Ils étaient à l’aube de la semaine de relâche! Un des moments de l’année qu’attendait Darren avec impatience. Une semaine de liberté. De plus, il allait voyager durant cette semaine là en compagnie de sa douce. Il était impatient tel un enfant qui attend le père Noël le 24 décembre au soir. Tic Tac, Tic Tac. Soudain, une seconde voix se fit entendre à son oreille :

- Allo, Darren! La Terre appelle la lune!, lui dit Morvan, un de ses proches amis.

- Avez-vous besoin de provisions en haut?, lança ensuite Jack, voulant faire une petite plaisanterie.

- Non, celle la, elle n’était pas obligée…, fini par dire Mike, le plus intello de tous.

- Ah la ferme les gars. J’attends que la cloche sonne.

- Comme à tous les jours…, rétorqua Mike en soupirant.

Darren lui répondit à l’aide d’un sourire, qui fit sourire son ami à son tour. Tic Tac, Tic Tac.

- Plus que dix petites secondes, dit Darren

- Neuf, suivit Jack

- Huit, suivit Morvan

- Et maintenant Sept, continua Mike.

Ensuite, ils finirent le décompte tous les quatre ensemble.

- Six. Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un.

Rien. Les adolescents furent étonnés de ne pas enfin entendre le son étrange de la cloche à la fin de leur fameux décompte. Ils se regardèrent dans les yeux chacun leur tour dans le but de trouver une réponse à cette fâcheuse énigme. Pourquoi ne s’était-il rien passé et devaient-ils encore entendre le corbeau qui leur servait de professeur? Lorsque que ce petit jeu fut terminé, ils soupirèrent tous en même temps. Darren regarda ses compagnons tout en montrant son désarroi.

- Foutus pendules qui ne sont jamais à l’heure…
- On aurait dû y penser! Ça arrive à tous les jours les gars... dit Mike voulant faire voir à tout le monde qu’il était le plus intelligent.
- Ah, la ferme Big (c’est comme ça que les proches de Mike l’appelait). Tu n’es pas mieux que nous…. lui rétorqua Morvan. Il est quelle heure au fait?
- Il est 4h10…lui affirma Jack après avoir jeté un coup d’½il sur sa montre.
- Tu es sur qu’elle est à l’heure ta montre… lui demanda Darren.
- Ben je l’ai réglé chez vous hier soir. Donc si elle ne l’est pas, c’est de ta faute! Ah ah!
- Moi, j’étais chez Annabelle hier soir et ses horloges étaient à la bonne heure!, leur répondit Morvan.
- Hein!? Pourquoi tu nous dis ça… On s’en fou que les pendules chez ta blonde soit à la bonne heure. On va jamais chez ta blonde, à quoi ça nous sert, rétorqua Jack.
- Je le sais tu moi! Bon ok, je vais dire quelque chose de sensé! C’était une joke! Vous savez la chose qui est censé faire rire tout le monde…
- Est-ce que tu nous vois rire… lui demanda Mike
- Euh… Non.
- Donc, c’est qu’elle était plate en maudit ta joke… affirma Darren.
- Vous avez fini de le niaiser! Ils voulaient juste vous faire rire, les attaqua subitement Annabelle qui était assise au bureau d’à côté.
- On se calme! On faisait juste rire nous aussi! lui dit sarcastiquement Darren.

Elle ne l’écoutait même pas. Elle était trop occupée à regarder tendrement Morvan dans les yeux. Les deux étaient perdus dans les yeux de l’autre.

- Bon, je pense que je vais en revenir au perroquet moi, dit Darren.
- Bonne idée, je vais faire comme toi, lui affirma Mike.
- Vous ne me donnez pas vraiment le choix… dit Jack.

Darren écouta donc l’oiseau qui se trouvait en avant de la classe et qui tentait de faire comprendre à ses élèves que la science physique était très importante, qu’elle était à la base de tout, etc. Il attendait avec impatience le son de la cloche afin de faire taire celle-ci et enfin quitter l’établissement.

- Hey les gars, il reste 15 secondes!! cria Jack tout en sautant de joie sur sa chaise.
- Tu es sur là? On se fera ne pas avoir comme il y a 5 minutes?, lui demanda Darren en soupirant.
- Non! J’ai la bonne heure sur ma montre moi…Et puis c’est soit tu me crois et on part d’ici dans 7 secondes ou bien tu continues à avoir mal aux oreilles à force d’écouter la prof. 3,2,1.

Ding Dong Ding Dang Dong. Et oui, voila le son qui émanait du microphone de la classe pour indiquer aux adolescents qu’ils étaient enfin libres. Tous les élèves se levèrent de pieds fermes et se dirigèrent vers la porte en fou afin de faire comprendre comment ils avaient hâte de partir de cet endroit au plus vite. De plus, la direction de l’école avait eu la brillante idée de faire passer un peu de musique dans les vieux microphones de l’école. Cela augmentait encore plus l’envie des jeunes de vouloir se rendre à leur autobus. Vous savez, cette musique que seuls les enseignants qui s’en vont sur leur retraite apprécient. De la musique de vieux si on peut dire. Cependant, Darren et Jack était des jeunes perspicaces, ils savaient comment contrer ce cauchemar. Tout deux sortir la chose qui leur était indispensable et que la seul idée de vivre sans celle-ci les faisaient frissonner ; leur Ipod.

- Alors, qu’est ce qu’on écoute pour célébrer notre semaine de vacances mon cher Jack ? demanda Darren à son plus proche ami de façon modeste et tout cela dans le but de fait apparaitre un sourire sur le visage de celui-ci.
- Et bien, je ne sais pas mon cher Darren ? Laisse-moi penser. C’est les vacances, les oiseaux chantent dehors, pas de devoirs durant une semaine, deux ou trois party de prévu, la vie est belle. Je crois qu’une chanson avec de la bonne guitare, un bon beat et des paroles entrainantes seraient de mise.

Ils se regardèrent dans les yeux tout en montant les coins de leur lèvres afin d’y dessiner un sourire.

- Our Time Now, Plain White T's! dirent à l’unisson les deux jeunes amis.

Sur ce, ils se dirigèrent vers leurs casiers afin de prendre leur affaires et de partir au plus vite. Cependant, comme vous pouvez le devinez, les couloirs étaient bloqués par les centaines d’élèves qui les occupaient et ce fut un cauchemar de passer à travers cet embouteillage. Soudain, Darren fut heureux d’apercevoir sa douce debout sur la 5eme marche de l’escalier attendant que le monde la laisse passer. Elle devait être encore plus heureuse que lui d’avoir fini son dernier cours, car la pile de livres qu’elle tenait dans ses bras laissaient deviner qu’elle revenait d’un cours de mathématique. Autant la voix de leur professeure de physique était désagréable que leur professeure de mathématique pouvait être insupportable. Elle donnait tellement de travaux à ses élèves qu’ils n’avaient pu de temps pour les autres matières et pour eux même. Et après, elle se demandait pourquoi les jeunes dormaient durant son cours ; ils étaient tout simplement fatigués des maudites mathématiques; plusieurs au point de devenir colérique dès qu’ils entendaient une simple équation algébrique. Darren demanda immédiatement aux personnes qui bloquaient le passage d’effectuer un léger déplacement afin de la laisser descendre de l’escalier et ainsi le rejoindre. Aucune salutation ne fut de mise, car l’expression de bonheur qui se dessinait sur leur visage s’occupait déjà de cette affaire.

- Ça va bien Ange ?
- Oui oui ! J’ai reçu les résultats de mon examen de math ! J’ai eu 83% ! C’est trop hot ! Je suis trop bonne ! Ah ah !
- Wow ! Si tu continues à monter tes notes comme ça, tu deviendras bientôt la bolée du PEI !
- Ben là ! N’exagère pas quand même.
- On ne sait jamais.
- On sait jamais avec toi hein ?
- Et non ! Tu me connais mieux que quiconque. Par contre, il y a une chose que je sais, c’est qu’on va avoir pas mal de fun durant notre escale à Paris ensemble !

Cette dernière réplique fit rayonner le visage de la jeune Ange. Elle attendait aussi ce voyage avec impatience. La tour Eiffel, le Louvre, l’Arc de Triomphe, tout cela les attendaient. Tout en parlant de ce qu’ils allaient faire là-bas, ils allèrent rejoindre Jack et les autres qui étaient déjà devant leur case.

- Bon, les voilà enfin ! s’exclama Morvan. Dépêchez vous, les bus partent bientôt !
- Attendez nous pas. On est bien capable de s’y rendre seul, lui répondit Darren
- Vous voulez que je vous prête ma carte de l’école pour ne pas vous perdre ? C’est grand ici ! lui demanda Morvan, ce qui le fit éclater de rire.
- Tu arrêtes jamais de niaiser toi hein ?
- Et non ! Bon, on se rejoint ce soir chez moi, oubliez pas ! Salut !
- Je vais y aller moi aussi. Bye ! À tantôt !, leur dit Jack en mettant son sac sur son dos.
- Bye ! Bon, prends tes affaires Ange et on s’en va nous aussi.

Elle prit immédiatement ces effets personnels et ferma le cadenas de leur case. Ils partirent tout deux en direction de la sortie. Il y avait toujours ce foutu embouteillage à traverser, mais cela les importaient guère, car les vacances étaient bel et bien commencées. Lorsqu’ils furent enfin passés par la porte qui ouvrait vers l’extérieur, chacun poussa un soupir de bonheur. Soudain, tout deux remarquèrent Midna qui était assise sur un banc de couleur turquoise qui montrait comment la direction de l’école avait du goût pour dans le choix des couleurs.

- Va la rejoindre, je pense qu’elle a besoin que quelqu’un lui remonte le moral. Elle n’a pas l’air de très bonne humeur, suggéra Ange à Darren.
- Si tel est le désir de mademoiselle.
- Arrête avec tes mesdemoiselles… Allez, va la voir !
- Bon ok !

Avant de partir rejoindre la jeune fille qu’il nommait sa petite s½ur, Darren mis ses mains sur les hanches d’Ange et approcha ses lèvres des siennes. Les bras enroulés autour du cou de Darren, Ange accepta tout de suite ce baiser. Ils s’embrassèrent ainsi durant plusieurs secondes ; aucun d’eux voulant mettre fin à ce baiser interminable.

- Allez vas-y, dit Ange en rigolant. Sinon, on va manquer notre bus. On aura tout notre temps pour ça ce soir.
- Bon ok, j’y vais.

Ils se donnèrent un dernier baiser aussi passionné que leur tout premier. Ensuite, Ange partit en direction de la grosse boîte jaune qui allait la ramener chez elle et Darren alla rejoindre Midna.

- Hey, si ce n’est pas ma petite soeur préférée !
- Allo…
- Tu en as une sale mine ! Qu’est ce qui ne va pas ?
- Non non, ça va bien. C’est juste que je suis hyper fatigué.
- Ah ok ! Moi et Ange on se demandait ce qui se passait.
- Vous vous inquiétiez pour moi ?
- Bien sur ! Voyons, pourquoi ne nous inquiéterions nous pas pour toi ?
- Je ne sais pas.
- Mais sinon, tu as passé une belle journée ?
- Et bien j’avais 2 examens, donc ce n’était pas la meilleure journée que j’ai vécu…
- Ah ok, mais ça s’est bien passé ?
- Ouais, ils n’étaient pas si difficiles.
- Et, tu es sur que tu ne veux pas venir ce soir chez Morvan, il me semble que ça te ferait du bien.
- Non non, tu sais que je n’aime pas les partys Darren, mais merci quand même, lui dit-elle avec un grand sourire.

Soudain, ils entendirent tout deux le son du moteur des autobus.

- Bon, il faut y aller, sinon on va manquer nos taxis, dit Darren
- OK, bye.

Chacun alla en direction de son autobus respectif et entrèrent à l’intérieur. Lorsque Darren y entra, il vit la radieuse Élina assise sur le banc du fond. Le banc d’en face étant inoccupé, il décida d’aller s’y installer.

- Comment va la belle Élina ?
- Très bien ! Et le beau Darren ?
- Très bien aussi ! Merci de t’en inquiéter.

Élina était pour Darren comme une seconde soeur. C’était toujours un plaisir pour lui de lui parler.

- Et puis, que fais-tu ce soir Élina ?
- Et bien, je vais chez Patrick !
- Oh, tu n’es pas obligé de me donner plus de détail. Hi hi !
- Et toi ? J’ai entendu dire que Morvan organisait une petite soirée chez lui pour fêter la semaine de relâche. Tu y vas avec Ange je suppose ?
- Ouais, on va avoir beaucoup de fun !
- Ça, je n’en doute pas !
- Bon, veux-tu entendre la chanson de la journée ?
- Bien sur.
- OK ! Je vais te faire entendre la chanson que moi et Jack on écoutait en sortant du cours de science.

Darren et Élina terminèrent le voyage en autobus chacun un écouteur à l’oreille en tapant du pied sous la musique intense.
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# Posted on Thursday, 24 July 2008 at 5:03 PM

Edited on Monday, 08 September 2008 at 7:20 PM

+_)(_+ Our Time Now - Plain White T's +_)(_+

Salut! Comme vous l'avez surement remarquer, mon personnage et moi-même adorons la Musique! Quand j'écris mes chapitres, je me mets toujours un peu de musique afin d'augmenter mon inspiration. C'est semblable à une drogue. Donc, après l'écriture de chaque chapitre, je vous ferai entendre un morceau ou bien un pièce qui représente assez bien celui-ci. Habituellement, c'est celle que j'ai le plus écouté lors de son écriture.
La première toune est Our Time Now de Plain White T's que l'on retrouve sur leur tout dernier cd apparu en 2007 sous le nom de Every Second Counts. Je vous présenterai aussi les paroles pour ceux qui veulent faire les fous et chanter! Allez! J'ai fini d'écrire; c'est le temps pour de la bonne Musique!!!!


Oh oh oh oh

There will be no rules tonight
If there were we'd break 'em
Nothing's gonna stop us now
Let's get down to it
Nervous hands and anxious smiles
I can feel you breathing
This is right where we belong
Turn up the music

Oh oh oh oh

This is the dance for all the lovers
Takin' a chance for one another
Finally it's our time now
These are the times that we'll remember
Breaking the city's heart together
Finally it's our time now
It's our time now

This is more than just romance
It's an endless summer
I can feel the butterflies, leading me through it
Take my heart, I'll take your hand
As we're falling under
This is an addiction girl
Let's give in to it

Oh oh oh oh

This is the dance for all the lovers
Takin' a chance for one another
Finally it's our time now
These are the times that we'll remember
Breaking the city's heart together
Finally it's our time now
It's our time now

Oh oh oh oh
Oh oh oh oh
Now
It's a dance
Get up
Come on brothers
Oh oh oh oh
Oh oh oh oh
Oh oh oh oh

This is the dance for all the lovers
Takin' a chance for one another
Finally it's our time now
These are the times that we'll remember
Breaking the city's heart together
Finally it's our time now
It's our time now
(It's our time now)
It's our time now
(It's our time now)
Oh oh oh oh
Oh oh oh oh
Finally it's our time now




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# Posted on Thursday, 24 July 2008 at 9:47 PM

Edited on Sunday, 27 July 2008 at 5:18 PM

Chapitre 2: Darren Witchwoods

Chapitre 2: Darren Witchwoods
Après avoir aperçu la lueur verte qui illuminait les boutons de la serrure indiquant qu’elle était déverrouillée, Darren pressa la poigné et entra dans sa résidence. Personne n’y était présent bien sur ; il était seulement 4h25 et son père allait arriver dans quelques minutes avec son petit frère. Il lui restait donc approximativement 45 minutes de libre avant que sa mère ne vienne les chercher pour se rendre à leur seconde résidence. Il passa le temps qu’il lui était promis à faire ce qu’il faisait tous les jours lors de son retour chez lui ; il écouta de la musique et gratta sur sa guitare. Quelque fois absorbé par la musique, il lui arrivait de se laisser aller et chantait avec la plus grande énergie qui émanait de son corps. Il en profitait lorsqu’il était seul car il n’était pas vraiment réputé pour sa belle voix. De temps à autres, il improvisait quelques rythmes entrainant sur ses six cordes. C’était dans des moments comme celui-ci qu’il se sentait vraiment lui-même.

Lorsque l’horloge à apparence ancienne indiqua 5h10, un frappement de main sur la porte d’en avant fit deviner à Darren que sa mère était arrivée à destination. Son instrument et son sac d’école sur le dos, il traversa le cadre porte derrière son cadet. Après qu’il ait mit ses effets dans la valise arrière et qu’il ait fermé la porte à sa droite, leur taxi était prêt à partir. La première chose qu’il fut dans l’auto était bien sur de mettre un bon cd et de se laisser emporter. Il avait effectué le chemin pour se rendre chez sa mère tellement de fois que chaque endroit faisait renaitre un souvenir dans son esprit. Le Couche tard situé au coin Philippe Goulet et Iberville lui rappelait les nombreuses escapades en cachette afin de se procurer quelques friandises sucrées. Le IGA, les longues marches en compagnie de Jack à 10h le matin pour se chercher quelques choses pour faire un bon petit déjeuner. Rendu dans la paisible banlieue de L’Assomption, le Théâtre Hector- Charland ; endroit où lui et Jack avait vécu de superbes soirées en compagnie de leurs groupes favoris. La crémerie au coin L’Ange-Gardien et Chemin du Golf ; les nombreuses soirées passées assis avec sa douce à manger un délectable cornet et la nuit où ils s’étaient embrasser pour la toute première fois. Il y avait aussi le fameux Tim Horton où ils allaient très souvent s’offrir de somptueux cafés glacés qui faisaient salivés tout le monde. Ensuite, arrivé dans le village de St-Gérard de Magellan, le dépanneur où ils allaient tous les soirs se louer un bon film et l’église, situé juste à côté, où ils allaient souvent se coucher dans l’herbe environnante afin d’admirer le coucher de soleil. À droite sur la rue Gareau, à gauche sur Labonté, une vingtaine de maison plus loin et ils étaient arrivés.

Darren pris donc son sac et sa guitare et entra dans la demeure de campagne. Il salua tout le monde qui y était présent et alla immédiatement s’enfermer dans sa modeste chambre. Darren avait organisé sa chambre comme tous les adolescents de 17 ans le font habituellement. Des posters de ses groupes favoris ou bien de ses films préférés ornaient les murs, il y avait du linge qui trainait un peu partout, le bureau de travail servait plutôt de ramasse bazar, le lit ressemblait à un champ de bataille, une vrai chambre d’adolescent. Il déposa donc ses effets sur le bord du lit et alla chercher son ordinateur portable qu’il déposa sur le lit. Le temps que celui-ci soit totalement démarré, l’adolescent allongea son bras gauche afin de saisir son sac de guitare qu’il le posa délicatement sur le lit. Le son discret de la fermeture éclair qui s’ouvre faisait frissonner Darren. Il aimait tellement jouer que la seule image de sa ‘’six cordes’’ dans la fine ouverture du sac augmentait son enthousiasme. Lorsqu’il la vit complètement, il la prit, la posa sur ses genoux et commença dès lors à jouer. Le son métallique des fines cordes raisonnait dans toute la pièce. Soudain, un son émana des microphones de l’ordinateur pour prévenir Darren que celui-ci était prêt. Il fit donc comme à tous les jours et alla à la recherche de quelques partitions sur le Web. Il adorait apprendre à interpréter de nouvelles chansons.

Quelques minutes plus tard, le guitariste entendit une voix stridente qui essayait d’enterrer la musique. C’était sa mère qui l’appelait pour le prévenir que le souper était prêt. Tout en laissant s’échapper un long soupir, il déposa son instrument sur son trépied, sortit de sa chambre et alla immédiatement s’installer à table. Lorsqu’il vit le repas du jour, un sourire se dessina sur son visage. Sa mère avait préparé son plat favori ; de la lasagne. L’unique image du mélange de pâte, de fromage et de sauce tomate dans son assiette le faisait saliver. Après avoir souhaité à tout le monde autour de la table le bon appétit, il commença à déguster son délice italien.

- Tout c’est bien passé à l’école Darren ?, lui demanda son beau-père comme à tous les soirs.
- Oui Mickael, je suis bien content qu’elle soit fini par contre.
- Et pourquoi cela ?, lui demanda sa mère.
- Dois-je vraiment répondre à cette question…
- Ah oui, c’est vrai ! Tu es en vacance pendant une semaine toi ; petit chanceux.
- À ce qu’il paraît, tu vas à une soirée ce soir ?, l’interrogea Mickael.
- Ouais ! En fait, c’est plutôt une nuit blanche. On va tous passé la nuit chez Morvan.
- Et il y aura qui ? La gang habituelle j’imagine ?, lui demanda sa mère.
- Et bien, comme toujours ; moi, Ange, Morvan, Annabelle, Jack, Mike, Peter, Laurène et je ne sais pas pourquoi, mais Annabelle a aussi invité Antoine…
- Vous n’aimez pas beaucoup cet Antoine pas vrai? lui demanda son beau-père.
- Et bien personnellement, non. Il me tape sérieusement sur les nerfs… Mais c’est l’ami d’Annabelle, je peux rien y faire…
- Ah d’accord, répondit l’homme qui l’avait interrogé.
- Et j’imagine que tu veux encore qu’on te prête les clefs de la Sunfire ?, lui demanda sa mère tout en rigolant un peu.
- Et bien… oui, comme toujours… Si bien sur ça ne vous dérange pas…
- Ai-je vraiment le choix ?
- Pas vraiment…
- Bon, c’est correct. N’oublies pas de l’appeler pour la prévenir de ton arrivé ; pour qu’elle soit prête.
- D’accord.

La conversation finit donc ici et cela laissa le temps à Darren de terminer son repas. Dès que celui-ci fut terminé, il alla rincer son assiette pour ensuite la mettre dans le lave-vaisselle. Son coin de table rangé, il redescendit dans sa chambre tout en prenant le soin d’y apporter un des téléphones sans fil. Il barra sa porte et composa le numéro de téléphone de sa bien-aimée. Le temps que quelqu’un réponde à son appel, il alla s’installer sur son lit et fit jouer un peu de musique.

- Oui allo ?, demanda le père d’Ange qui avait répondu en premier.
- Pourrais-je parlé à Ange s’il-vous-plait ?
- Oui, un instant. ANGE ! cria le père de famille comme il le faisait à chaque appel. Ange, c’est pour toi !

Darren attendit quelques instants avant que celle-ci prenne le temps de se rendre au téléphone le plus proche.

- Allo ?, finit par dire Ange
- Salut, c’est Darren
- Ah salut !
- Ça va bien ?
- Ouais quand même, sauf qu’li faut que je finisse de ramasser le bordel dans ma chambre si je veux aller au party…
- Allez, tu es capable ! Let’s go Ange, let’s go !
- Oui oui, je me dépêche ! Sinon, toi ça va ?
- Bien sur, puisque je te parle.
- Oh, arrête avec ça, tu sais que ça m’énerve…
- Je sais, je suis désolé…
- Non, c’est correct, je commence à y prendre goût.
- Super !
- Bon, pourquoi tu m’appelais au juste ?
- Juste pour te prévenir que je vais venir te chercher vers 19h45.
- Ah d’accord, tu diras encore merci à ta mère et ton beau-père de te laisser prendre la voiture, pour toutes les fois où ils se sont empêcher de sortir pour nous !
- C’est vrai ! Hey, mais oublie pas ton maillot de bain, on va surement se baigner cette nuit !
- D’accord. Je suppose que tu apportes ta guitare…
- Bien sur ! Tu sais que je l’apporte n’importe où!
- Ouais ! Hi hi !
- Allez, je vais te laisser finir ton ménage.
- Ouais, parce que sinon je ne pourrai pas venir à la soirée.
- Et je ne voudrais pas être coupable de cette tragédie. Allez, je te laisse !
- Bye
- Hey !
- Oui quoi ?
- Je t’aime
- Moi aussi.

Les deux amoureux décrochèrent la ligne et allèrent vaquer à leurs occupations. Il restait dans les environs d’une heure avant le départ de Darren pour se rendre chez Morvan. Il en profita donc pour aller prendre une bonne douche chaude. L’adolescent, comme la plupart de son âge, aimait prendre de très longues douches ; il s’y sentait calme et détendu. Par contre, comme toujours, sa mère coupa l’eau chaude dans le but de faire sortir son fils de la salle de bain et, comme à l’habitude, la première chose qu’elle lui dit à sa sortie était : « Laisse un peu d’eau chaude pour les autres ! ». Et comme à chaque jour, il retourna dans la salle de bain pour finir de se préparer. Sa toilette terminée, il lui restait encore une vingtaine de minutes avant son départ. Il profita du temps qu’il lui était imparti pour aller faire un tour de bicyclette. Il enfila donc ses souliers, enfila une veste et se rendit dans le garage. À la vue de son vélo, plusieurs visions de son enfance refirent surface dans son esprit. Il était devant l’engin qui lui permettait de se déplacer lorsque qu’il débutait son secondaire. Bien sur, on lui en avait offert un neuf en 3ème secondaire, mais celui-ci était stationné dans le garage chez son père. Celui qu’il avait devant ses yeux était de couleur jaune vif et était accroché à de vielles roues encore en très bonne état. Un vélo simple, mais qui roule. Il se disait tout le temps : « En autant que ça roule ! ». Après s’être souvenu de ce bon temps, il alla ouvrir la porte du garage. Son vélo sortit de l’entrepôt à bazar, il referma la porte mécanique, monta sur son moyen de transport et se commença à pédaler.

Darren décida de faire le tour du cartier au grand complet ; cela ne lui prendrait pas un temps immense vu qu’il n’y avait approximativement que vingt rues aux alentours. Une de ses rues favorites était la rue Boulet ; les maisons qui s’y trouvaient étaient magnifiques ! Tous de vielles maisons, certes ; mais la plupart étaient immenses ! Presque la taille des châteaux que l’on trouvait sur le bord du fleuve St-Laurent à Repentigny ! L’adolescent adorait roder dans son cartier pour admirer ces sublimes demeures, mais aussi à cause de tous ses grands arbres qui longeait les rues. Soudain, le rodeur remarqua un chemin de sable qui continuait au coin d’une courbe. Intrigué par où celle-ci pouvait bien mener, il décida de l’emprunter. Le chemin était couvert de sable et y pédaler n’était pas de tout plaisir. Lorsqu’il arriva enfin à l’endroit où ce petit chantier désertique menait, le soleil commença à se coucher. Au bout du chemin sableux se trouvait un vieux chemin de fer situé entre deux majestueux murs feuillus. L’aventurier regarda au long pour voir si un train approchait et aperçu une ouverture dans le mur en face. Il longea donc les railles de fer jusqu'à son emplacement. L’image des railles de chemin de fer entourés des murs verdâtre était sublime et décevait le rôdeur de ne pas avoir emmené son appareil photo. Suite à une ou deux minutes de marche, Darren arriva dans un immense champ entouré d’une forêt à couper le souffle. Les superbes arbres, l’air frais, le chant des oiseaux, les teintes rougeâtres qui traversaient le ciel, voila le spectacle qui se situait devant les yeux émerveillés du jeune Darren Witchwoods. « Wow ! », voila le seule mot qui venait à la bouche de Darren. Jetant un ½il sur sa montre afin de savoir combien de temps pouvait-il encore rester dans ce paradis, il sursauta en voyant qu’il ne lui restait que 10 minutes avant son départ. Il ne voulait pas être en retard pour une fois ! Le paysage lui avait tout simplement fait perdre la notion du temps. Il alla immédiatement saisir sa monture et partit tel un coureur sur son cheval. Malheureusement, sa curiosité reprit le dessus sur sa logique lorsqu’il aperçu un autre chemin caché situé au beau milieu d’une forêt. Celui-ci, par contre, fait de petites roches et entourés de gigantesques conifères. Cependant, ce n’était pas l’apparence qui intrigua le jeune homme, mais plutôt la barrière qui barrait la voie aux automobiles et l’affiche où était inscrite : « Défense d’entrer ». Cet avertissement, pour Darren, ne l’empêchait pas de traverser les tiges de fer ; au contraire, il l’incitait à les enjamber. Le jeune homme était un de ses adolescents qui aimait beaucoup faire ce qu’il n’avait pas le droit de faire ; découvrir l’interdit. Écoutant la petite voix à l’intérieur de sa tête qui lui disait de s’aventurer dans ce chemin mystérieux, il sauta par-dessus la barrière et commença à inspecter les alentours. Il fut déçu de voir que celui-ci menait à un cul-de-sac où se trouvait un gigantesque structure électrique. La déception d’avoir perdu son temps apparente sur son visage, il rebroussa chemin pour aller retrouver sa bicyclette. Juste au moment où il se préparait à retraverser les tiges de fer, le rodeur de la nuit entendit un craquement de branches à sa droite. Sa curiosité réapparu, Darren descendit de l’obstacle et réinspecta l’allée rocheuse. Crac ! Ce bruit était la preuve que quelqu’un le surveillait ! Était-ce les adultes qui avaient accroché l’avertissement un début du chemin ? Il n’en savait rien. Malgré cela, il continua à surveiller les alentours. Une allée sombre, une intrigue, une nuit où seules les étoiles éclairent le peu de chemin que vous pouvez apercevoir, un inconnu qui vous surveille ; voila tous les éléments nécessaires pour faire une bonne scène d’épouvante ! Et tout cela augmentait graduellement le sentiment d’excitation de Darren. Soudain, il vit une minuscule lueur jaunâtre apparaitre au fond d’une ouverture des bois. Quelques secondes plus tard, une seconde lueur apparut. Darren s’aventurait dans le bois sans se rendre compte qu’il ne verrait bientôt plus le chemin couvert de pierres. Il était envouté sur place. À quelques moments, l’aventurier entendait une voix inconnu dans sa tète qui lui disait : « Viens ! Viens à moi ! N’ai pas peur ! Viens ! » L’adolescent était hypnotisé par ses paroles. Il ne ressentait aucune peur en lui, car celle-ci c’était métamorphosée en adrénaline intense. Il n’avait jamais ressentit une émotion comme celle-ci ; une qui vous glace le sang, mais vous fait battre d’excitation au même moment. Darren pouvait sentir son pouls sans effectuer de test physique tellement son c½ur battait rapidement et d’une force impressionnante. Plus il avançait dans la forêt avec cette voix mystérieuse qui l’appelait, plus la folie l’emportait. Malheureusement pour lui, ce moment dut finir bien vite. Au loin, on pouvait entendre des aboiements de chiens qui s’approchaient ! Il entendit ensuite une voix d’homme qui avait l’air d’être à sa recherche ! L’adulte devait avoir découvert le vélo à l’entrée de l’allée interdite ! Pris de panique, Darren se faufila donc entre les arbres tout en essayant de passer inaperçu. Lorsqu’il sortit de la forêt, il monta en vitesse sur sa bicyclette et pris la poudre d’escampette. Durant tout le chemin du retour, le rôdeur était intrigué par ce qu’il pouvait bien y avoir dans les bois. Il arriva chez lui pile à l’heure sans que sa mère ne se demande ce qu’il faisait pour que cela prenne autant de temps. Notre revenant rangea donc son vélo dans le garage et prit les clefs de la voiture. Le conducteur partit à la minute qui suit pour aller chercher sa bien-aimée avec toujours cette image des bois sombres imprimée dans son esprit.

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# Posted on Saturday, 26 July 2008 at 10:17 PM

Edited on Monday, 08 September 2008 at 8:01 PM

*&(-(= Only The Beginning Of The Adventure =)-)&*

Durant l'écrture du 2eme chapitre, j'ai beaucoup écouté une pièce qui provient de la soundtrack du premier film de Narnia, The Chronicles of Narnia : The Lion, The Witch and the Wardrobe. Elle est intitulé Only The Beginning Of The Adventure. J'aime titre, car ce n'est aussi que le début des aventures de Darren. Même si vous n'êtes pas fan de musique de film, écoutez là; elle en vaut vraiment la peine.
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# Posted on Sunday, 27 July 2008 at 5:45 PM